Carrière de Simon Darnauzan de ses début jusqu'à sa première arriver à maurienne.
La carrière de Simon Darnauzan invite à la promenade le long des chemins de traverses. Cette saison, le jeune meneur de jeu de Maurienne (9,1 points, 3,2 rebonds et 5,8 passes), 23 ans, a posé son baluchon à Aiguebelle (1.000 habitants), juste au pied des cimes savoyardes généreusement blanchies.
« J'ai choisi d'habiter à cinq minutes de la salle, j'ai eu l'opportunité d'avoir une maison de quatre chambres avec du terrain pour la fille. C'est sympa. D'autres ont préféré s'installer à Chambéry dans une ville universitaire, seulement il y a 30 minutes de route. »
La tranquillité des patelins
La vie trépidante des cités ne lui manque pas plus que ça, ses passages à Lourdes (16.000 habitants) mais surtout à Boulazac (6.000 habitants) dans la banlieue de Perigueux et à Saint-Vallier (4.500 habitants) dans la Drôme l'ont familiarisé avec la tranquillité des « patelins ».
Adolescent, il a choisi de quitter Pau-Orthez, son club formateur, pour ces clubs de Nationale 3 et Nationale 1. « Ca m'a rapidement saoulé de jouer en Espoirs dans un championnat fermé devant trois pelés. J'ai préféré jouer avec des mecs de 30 ans. C'était l'occasion de m'aguerrir. J'avais 16 ans et je pouvais déjà prendre des responsabilités. C'était l'idéal pour m'endurcir. Je ne me voyais pas rester comme Fauthoux toute ma vie à Pau où je n'aurais d'ailleurs peut-être pas eu ma chance », raconte l'ancien international juniors qui disputa le championnat d'Europe 1998 aux côtés de Parker, Morlande, Vebobe ou encore Diarra.
Il n'en demeure pas moins viscéralement attaché au Sud-Ouest. « Je suis Béarnais, ça représente des valeurs particulières. Pau, ça reste le club de mon coeur », revendique-t-il.
Monté avec Orléans
Recruté par Orléans en 2001, il a participé à l'ascension du club en Pro B où il a poursuivi son apprentissage (9,8 points, 5,9 passes). « Les dirigeants m'ont fait confiance, la différence de niveau n'était pas flagrante avec la N1. Ca reste un bon souvenir car même si les résultats n'étaient pas au rendez vous, le public était connaisseur et fidèle. »
En revanche, il avait été quelque peu perturbé par les pratiques du monde pro, en l'occurrence les incessants mouvements d'effectif. « Au total, quatorze joueurs ont été utilisés. Un matin, nous nous sommes retrouvés à trois. Trois jours après, nous étions huit. Cinq gars venaient de débarquer et on nous a demandé aussitôt de gagner. »
A l'intersaison, l'incertitude planant sur l'avenir du club du Loiret a incité Simon Darnauzan a changer d'air. « Nous n'avions pas de coach, seulement deux joueurs avaient resigné. Maurienne a fait le forcing, j'ai accepté même si certains m'avaient mis en garde contre les déplacements, l'environnement. »